Cherry Mango
Nuit noire, cela fait 2 heures que l'on roule, trés peu d'éclairage dans ce pays .....
On s'était posé à minuit, à l'aéroport de Dakar, notre premier voyage au Sénégal en 1998.
J'avais mis un moment à comprendre que la chaleur ne venait pas des réacteurs de l'avion, c'était la température du pays.
A la sortie, et aprés un cafarnéom light des douanes et de l'attente et la recherche des bagages, nous sortons sur le parking, dans une manifestation populaire qui s'avérera ètre la normalité.
-" on vous a envoyé un taxi, il aura une pancarte, vous le reconnaitrez, il a 11 doigt."
nous avaient dit nos hotes St Louisiens.
Tafa avait une mercedes, avec un bouchon de radiateur chromé, pour vous dire son age, on avait traversé Dakar, ces vendeurs re tout et n'importe quoi au feu rouge, on avait gouté notre première mangue à un stop, et là on filait sur Saint Louis, dans le noir, Tafa au volant, le coude à la portière, son onziéme doigt en guise de drapeau.
4h de route, autant le Sénégal est beau le jour, autant la nuit, pour un premier contact, comment dirai je ? ....pas trés rassurant.
Quelques néons, dans les village et petites villes que nous traversons, il est 5h Paris s'eéveille, ici c'est pas la mème, je comprendrai plus tard que c est le seul moment ou c'est comme ça.
5H30 arrivée à l'entrée de St Louis, il commence à y avoir du monde, des hommes surtout qui portent un truc, genre rouleau, assez bizarre, on passe le pont Faidherbe, pas brillant brillant le pont, pas mal de trous, sur les coursives piétonnières des barbus en djelaba se pressent, ils portent des tapis, je le vois maintenant, Tafa m'explique que ça va ètre la prière.
Traversée de l'ile, la gouvernance, l'hotel de la poste, un pont, petit et costaud, un monument aux tirailleurs Sénégalais et pour la première fois, la traversée du village des pécheur d' Ndar.
Aussi fort qu'une montée de MDMA, de la vie des couleurs, des animaux, des qui courent des qui se réveillent, des qui font la toilette des enfants dans la rue, des pécheurs en tenu de travail, qui partent ou reviennent, un véritable feu d'artifice, Le port ou sont garés les camions en attente de chargement, des hommes qui courent avec des caisses surchargées de poissons, on roule dans du jus de poisson, les mouches sont de la partie, il est 6H le Sénégal est réveillé.
Des camions des deux coté de la route sur la piste étroite, des hommes jeunes avec des caisses partout, des charrettes en troisième file, ambiance tendu, l'intrus c'est nous, puis, moins de camion, des pirogues, de belles grandes pirogues multicolore, le fleuve, l'entrée de la ville en face, le soleil se lève éclairant le cimetiére magnifique, sur une dune de sable blanc, ombragé de filaos, derrière on entend la houle.
plus loin l'hydrobase, vestige de l'aéropostale, une piste sabloneuse, qu'à l'époque j'aurai pas osé prendre, à droite l'océan, à gauche le fleuve Sénégal, la barrière se lève, nous sommes arrivés chez nos amis à l'hotel "Cap Saint Louis".
