Le jour d'après

Publié le par Pierre Sirère

Le jour d'après

60, le chiffre est. beau, il évoque de belles années d'insouciance, déjà...

24 Juin 1962 , année de formation des Rolling Stones, en pleine guerre froide, mon père est rentré de celle d'Algérie, ou il était infirmier dans un Oasis perdu dans le Sahara, EL Goléa, aprés un voyage sans fin ,camion, bateau avion, train, il est arrivé une semaine aprés ma naissance.

Mes deux grand père s'appelaient Pierre, j'étais le premier mâle de la famille, tout le monde était content.... mais ça n'allait pas durer.

Peint en bleu, une croix autour du coup, un ballon de rugby dans la main gauche, une carabine en bandoulière et une canne à pèche dans la main droite, j'ai mis 16 ou 17 ans à me débarrasser des options imposées, et à choisir les miennes, au grand désarroi de mes pairs pères.

A 20 ans, mon père en a 40, et mon grand père, il n'en reste qu'un, a mon âge aujourd'hui. Je sort de mon "service militaire", dernier effort pour compenser mes conneries antérieures... bien négocié, pistonné, option sergent de Ceret, et colonel d'Arles sur tech, que l'on appelait aussi " Le Pistonneur ".

A 24 je rencontre ma douce, Natacha Boum Boum, et nous créons notre dimension, la DOS, qui devient trés vite la Quatrième avec l'arrivée de Jerry et Tom, et qui est passé à la cinquième début d'année, appelez moi Papi Pierre. 

Une sorte de gifle en aller et retour, - tiens !! tu es grand père !",.... et quatre mois aprés.... replaf ! - " tu as 60 ans".  ... j'ai mème pas eu le temps de me retourner.

Je n'ai pas trop peur du déclin, je vois plutôt ça comme une balade en forêt... Ce qui me dérange c'est le renoncement, c'est assez nouveau pour moi... je suis plutôt freestyle full option et le réaliste raisonnable n'entre pas dans l'équation. C'est comme une décélération longue, il faut partir à fond la caisse, et s'essouffler avec élégance, je pense que si le corp suit, je suis taillé pour cette épreuve No sport tendance Senior Géria. 

Inutile de vous dire que depuis le top départ,  je suis en mode eau frémissante je ne bous jamais, en urgence molale. Les projets se croisent, s'entrechoquent, fusionnent, s'amalgament, optimisation totale, il faut partir blindé, pour mieux apprécier la balade, un peu comme quand j'étais enfant, avec ma bande de copains quand on allait construire une cabane dans la forêt de mimosas, sous le pin parasol, mais tout seul, comme un grand.... 

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